Notre histoire

DESPLANTE CORREGIDO 216x300 Notre histoire

Les premiers pas de Gabriel Rojas Fernández comme éleveur remontent à 1969, date à laquelle il fit l’acquisition de l’élevage de Concepción de la Concha y Sierra. Peu après, en 1973, il décida de changer de caste et acquit l’élevage Flores Cubero Camará, dont le bétail provenait intégralement de celui de Raimunda Moreno de Guerra…. et dont les vaches et les taureaux n’étaient autres que ceux de son époux, Carlos Núñez Manso. Par conséquent, l’ensemble du bétail actuel, auquel l’élevage se consacre depuis plus de trente-cinq ans, descend de la célèbre caste Núñez. Le fer de l’élevage est constitué d’un « G » inscrit dans un « R » — les initiales du propriétaire — et sa devise est blanche, rouge cochenille, et verte.

Les taureaux de Gabriel Rojas se sont toujours caractérisés par leur fidélité à la caste Núñez. Et l’élevage s’est toujours attaché à préserver cette allure, basse du garrot, mais fine et harmonieuse dans ses formes, et sachant « humilier ». La carrure idéale étant pour nous celle d’un taureau imposant, mais compatible avec la taille de la muleta du torero.

Notre bétail pâture en semi-liberté dans la propriété « Dehesa El Castillo », une magnifique subéraie clairsemée du territoire communal du village El Castillo de las Guardas. Elle est située entre Séville et Aracena, au niveau du kilomètre 55 de la route (N433) joignant ces deux villes. Cette prairie à chêne-liège, qui couvre 650 ha, concilie l’élevage des taureaux de combat et l’engraissement aux glands des porcs ibériques.

Notre élevage a toujours été présent lors des grandes ferias, et notamment à celles de Malaga, de Cordoue et de Huelva. Sa devise et son fer ont remporté de nombreux succès, aussi ne citerons-nous que trois exemplaires dont le « jeu » et la transcendance furent particulièrement remarquables.

« Flautino » nº 3, combattu par Francisco (Curro) Romero à la feria d’avril de Séville en 1984. C’est grâce à ce taureau que Curro Romero remporta l’un des plus grands triomphes de sa carrière : il lui coupa les deux oreilles. C’est une posture de défi du matador face à ce taureau qui inspira le sculpteur Sebastián Santos pour le monument érigé en son honneur à la Puerta del Príncipe des arènes de la Real Maestranza de Séville.

historia pequeña abajo 217x300 Notre histoire« Ramito » nº 95, combattu par José María Manzanares en 1993 à la feria de Malaga. Ce taureau permit au maître de réaliser l’une des meilleures faenas de sa vie, d’ailleurs considérée comme la meilleure de la feria de Malaga cette année-là, et l’une des meilleures de toute la saison. Ramito, lui aussi reconnu comme l’un des meilleurs taureaux de la saison, remporta tous les prix.

« Tabernero » nº 167, combattu par Juan Serrano Finito de Córdoba à la feria de Cordoue en 1994. Le jeu de ce taureau fut si extraordinaire qu’il fut gracié à l’issue d’une faena inouïe qui figure désormais dans les annales de la tauromachie cordouane.